Cosworth en Formule 1

Ce partenariat entre Ford et Cosworth a connu son point d’orgue en 1967 avec la construction du fameux V8 DFV[1] 3 litres qui allait dominer la Formule 1 pendant une quinzaine d’années, remportant 155 courses. Ce moteur V8 de 2993cm³ (Alésage × course : 85.6mm × 64.8mm) qui développait 405ch à 8750tr/min à ces débuts, gagnant le Grand Prix de Hollande 1967, et par évolutions successives, est monté jusqu’à 466ch à 10500tr/min, en 1972-73, à eu une évolution unique puisque qu’il était considéré à ses débuts comme ayant atteint son potentiel maximum. L’avènement des moteurs turbo en F1 a mis un terme à la domination des moteurs Cosworth (toujours pour le compte de Ford, Cosworth concevra également un moteur Turbo, qui équipa notamment les écuries Lola et Benetton au milieu des années 1980, mais sans grand succès). Il faut attendre le retour de la réglementation atmosphérique pour retrouver les moteurs Cosworth au premier plan. Ainsi, en 1994, Michael Schumacher offre au moteur Cosworth son dernier titre mondial en date. Au total, les moteurs Cosworth ont remporté à ce jour 176 succès en F1 (le dernier au GP du Brésil 2003 avec Fisichella sur la Jordan), ce qui en fait le second motoriste le plus victorieux de l’histoire de la Formule 1 derrière Ferrari. Malgré la perte du soutien de Ford (qui n’a été propriétaire de Cosworth que pendant une brève période mais qui finançait la conception des moteurs depuis les années 1960), Cosworth est resté présent en Formule 1 jusqu’en 2006 où Cosworth fournissait l’équipe Toro Rosso (avec un V10 bridé de la saison précédente) ainsi qu’un tout nouveau V8 à l’écurie Williams. En 2007, les signatures de Williams avec Toyota et de Red Bull (propriétaire de Toro Rosso) avec Renault laissèrent Cosworth sans équipe à motoriser.

La Cosworth F1, seule monoplace (à quatre roues motrices) construite par le motoriste et jamais engagée en championnat du monde

Advertisements

You must be logged in to post a comment.

%d bloggers like this: